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PROGRAMME DES SEANCES ET DES COMMUNICATIONS DE L’ANNEE 2020

Mercredi 8 janvier 2020

« Les acteurs de la gestion des travaux publics dans le bourg castral de Cordes (1450-1500)»

par Maëlle VANDERGHEYSNT

Maître-maçon, charpentier, couvreur, manoeuvre… les bâtisseurs médiévaux et le travail sur les chantiers de construction sont des champs de l’historiographie déjà développés et largement diffusés auprès du public. Mais qu’en est-il des individus qui ordonnent, gèrent et participent à l’administration des travaux publics ? Le bourg castral de Cordes à la fin du Moyen Âge semble être le terrain d’enquête idéal pour répondre à la question. Au sortir de la guerre de Cent ans, les chantiers s’y multiplient comme l’illustrent les reconstructions des églises Saint-Michel et Saint-Pierre de Crantoul ainsi que la construction de la tour de la Bouteillerie.


Mercredi 12 février 2020

« La construction de la cathédrale Sainte-Cécile d’Albi : le regard d’un restaurateur »

 

par Pascal WARINGO

En s’appuyant sur de nombreuses années de recherches, Pascal Waringo fait comprendre comment étaient organisées les diverses mesures qui permettaient de construire en harmonie. Et cela, quelles que soient les connaissances de l’auditoire. Il apporte des exemples concrets et utilisables, simplifiant la compréhension des théorèmes de Thalès, Pythagore, Euclide, Villard de Honnecourt, Fibonacci... Pascal Waringo prend le contrepied de la lenteur dans la construction au Moyen Âge et démontre que lorsque les bâtisseurs étaient rémunérés et organisés correctement, les chantiers pouvaient être très rapides. Son propos permet de mieux appréhender les édifices anciens, mais aussi de construire harmonieusement aujourd’hui, en s’appuyant sur ce socle géométrique et philosophique.


Mercredi 11 mars 2020

« La capitation de 1695 dans le Ségala, communautés de Mirandol, Jouqueviel et Montirat »

 

par Thierry COUËT

En 1695, Louis XIV crée un nouvel impôt qui concerne tous les français : la capitation. Les registres fiscaux mis en place pour le recouvrement, bien conservés pour l’Albigeois, fournissent des données multiples sur chaque contribuable : lieu d’habitation, structure de la famille, profession, niveau d’imposition. En croisant ces informations avec celles fournies par les minutes notariales, l’historien peut dresser le portrait social et économique d’une région. Thierry Couët a effectué ce travail pour une petite région rurale : la portion du Ségala située entre Viaur et Candour. C’est ainsi que revivent trois communautés, Jouqueviel, Mirandol et Montirat à la fin du dix-septième siècle après la terrible crise démographique de 1693-95 (les années de misère). 

La communication sera suivie de  l’ASSEMBLEE GENERALE


Mercredi 8 avril 2020

« De l’engagement politique à la fondation de l’Église réformée d’Albi, Claude Émile Jolibois »

 

par Bernard TOURNIER

Si le nom de Claude Émile Jolibois (1813-1894) est familier aux érudits tarnais en tant qu’archiviste et fondateur de la Société des sciences, arts et belles-lettres et de la Revue du Tarn, son engagement religieux à la suite de sa conversion au protestantisme est beaucoup moins connu. Il est représentatif d’un mouvement qui a conduit certains militants républicains à la religion réformée, par réaction anticléricale. Il eut une triple postérité : intellectuelle, spirituelle et familiale.

 

Mercredi 13 mai 2020

« L’Occitanienne de Chateaubriand et ses amies du Tarn, des jeunes filles en fleurs »

 

par Graciela CONTE-STIRLING

En lisant les Mémoires de Léontine de Villeneuve, on pressent une préférence marquée pour le Tarn, région où elle a passé son enfance et son adolescence. Ses plus anciens souvenirs se rattachent au château d’Aguts, près de Cuq-Toulza. Que ce soit à son château d’Hauterive, aux environs de Castres, ou tout près, dans les ruines du château de Gaïx, Léontine, sa soeur Octavie et leurs amies, toutes ces jeunes filles en fleur sont souvent à la recherche d’innocentes aventures.

Dimanche 6 juin 2020

 

Mercredi 9 septembre 2020

« La branche cadette méconnue des Vendôme seigneurs de Castres, ses seigneuries et ses descendants en lien avec l’Albigeois du XIVe et XVIe siècles » 

par Jean-Louis DEGA

Cette communication révèle l'existence d'une branche cadette méconnue de la famille de Vendôme seigneurs de Castres issue de Jean de Vendôme fils cadet de Jean de Vendôme comte de Vendôme et de son épouse Éléonore de Montfort dame de Castres. Cette branche cadette qui résidait en Vendômois ou dans le Perche a possédé en Albigeois les domaines suivants : la vicomté d'Ambialet, la seigneurie de Saint-Amans Valtoret, la baronnie de Villefranche d'Albigeois, la seigneurie de La Roque d'Arifat. Ces domaines ont été vendus par des membres de cette branche cadette de la famille de Vendôme ou par des descendants en 1388 (vente de la vicomté d'Ambialet par Jean de Vendôme seigneur du Feillet qui n'était pas Jean de Bourbon comte de Castres comme on le trouve souvent écrit mais un cousin issu de germain de son épouse Catherine de Vendôme comtesse de Castres) ou à la fin du XVe siècle et au début du XVIe siècle pour les seigneuries de Saint-Amans, Villefranche et La Roque d'Arifat.


Dimanche 11 octobre 2020

Journée foraine à Salles-la-Source et ses environs


Mercredi 18 novembre 2020

« Louis d’Amboise et la Mise au tombeau de Monestiés, un drame spirituel et temporel »

par Julia FAIERS

L’histoire de cette merveilleuse création - une commande de Louis d’Amboise pour sa chapelle au château de Combefa - est bien connue dans l’Albigeois et ses environs. En 1774, les habitants de Monestiés ont emmené les statues sur quatorze charrettes à boeufs, des hauteurs du château de Combefa vers la chapelle de Saint-Jacques, à Monestiés. Cette communication tentera de mieux comprendre l’historique du déplacement des sculptures commandées par le mécène Louis d’Amboise, du château de Combefa à la chapelle de Saint-Jacques de Monestiés. La conférencière racontera leur destin dramatique au fil des siècles, leur restauration, leur déménagement.

 

Mercredi 9 décembre 2020


« Les ordres militaires en Albigeois, des premiers établissements (fin XIe siècle) à la Révolution »

par Pierre VIDAL

Dès la fin du XIe siècle, des églises et quelques terres situées le long du Tarn participent à la dotation de l’hôpital Saint-Jean à Jérusalem. L’institution des ordres militaires dans le premier tiers du XIIe accélère ce mouvement de donations, si bien qu’au début du XIIIe, Hospitaliers de Saint-Jean comme Templiers contrôlent de nombreux territoires, soit en pleine propriété, soit en y prélevant des droits seigneuriaux. Alors que cet afflux s’essouffle au XIIIe siècle, vient le moment d’organiser ces possessions, de les valoriser, d’en percevoir les revenus pour accueillir et protéger les pèlerins en Terre Sainte. Jusqu’à la Révolution, et après des réorganisations successives, les ordres militaires, désormais regroupés sous la seule bannière de l’Ordre de Malte, maintiennent le prélèvement de subsides destinés à financer leurs activités en Méditerranée.

Séances publiques aux Archives départementales à partir de 17 heures