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PROGRAMME DES SEANCES ET DES COMMUNICATIONS DE L’ANNEE 2017

Mercredi 11 janvier 2017

« L'abbé Palenquet, prêtre réfractaire et clandestin de Cuq-Les-Vielmur »

par Urbain JALENQUES

En 1789, la paroisse de Cuq-lès-Vielmur, entre Vielmur et Lautrec, avait pour curé l’abbé Jean-Pierre
Palanquet, originaire de Saint-Gervais-sur-Mare, alors tout à l’Est du diocèse de Castres et aujourd’hui dans
l’Hérault, près de Bédarieux. Les péripéties de la mise en oeuvre de la Constitution civile du clergé puis
l’entreprise de déchristianisation poursuivie par les autorités révolutionnaires vont conduire l’abbé Palanquet
non seulement à devenir réfractaire mais encore à choisir la clandestinité plutôt que l’exil. La législation en
matière religieuse s’étant assouplie, il a dû recourir aux services d’un avocat de Castres, Me Jean Hilaire, l’un
de ses compatriotes de Saint Gervais-sur-Mare.


Mercredi 8 février 2017

« Le pont Antoinette »

 

par Philippe DURAND

Aussi appelé « pont de l’Aguillou » ou « pont des amoureux », ce pont a été construit en 1884 par l’ingénieur
Paul Séjourné, qui l’a dédié à son épouse Antoinette. Il franchit l’Agoût entre Vielmur et Sémalens, sur la ligne
ferroviaire de Saint-Sulpice à Mazamet.
C’est le premier des nombreux ponts de pierre et de brique construits par Paul Séjourné selon les techniques
novatrices qu’il avait mises au point : voûte à double rouleau et à clés multiples. Localement très peu connu,
et bien que les ponts actuels soient plutôt construits en béton et en acier, le pont Antoinette est toujours une
référence dans les écoles d’ingénieurs de génie civil du monde entier.


Mercredi 8 mars 2017

« Jean Carlus (1852-1930), la redécouverte d’un statuaire de la Troisième République… »

 

par Alice CAZZOLA 

Au cours de sa carrière artistique, Carlus, auteur de portraits et de monuments publics, est également
professeur dans les écoles de la Ville de Paris et membre de sociétés artistiques, telles que la Société des
Artistes Français, l’Alliance des Arts et l’Union Artistique de Toulouse, ville où il commence ses études et à
laquelle il reste attaché toute sa vie. Figure active l’école toulousaine, il s’investit dans le décor de la place du Capitole, pour lequel il réalise le groupe sculpté L’Eau (1910), aujourd’hui au Jardin Michelet. 

La communication sera suivie de  l’ASSEMBLEE GENERALE


Mercredi 12 avril 2017

« La Capelle Sainte-Luce, collectivité disparue du canton de Cordes, 1601-1840 »

 

par Jacques GRIFFON

A proximité de Cordes-sur-ciel (Tarn), les hameaux de l’ancienne paroisse de La Capelle Sainte-Luce
formèrent sous l’Ancien régime une jurade subordonnée à la cité, devinrent une commune à part
entière de la Révolution de 1789 à la Monarchie de Juillet, avant d’être enfin réunis aux Cabannes.
Grâce à des ressources archivistiques exceptionnelles, l’auteur s’est attaché à évoquer la constitution, le
quotidien et la fragilité d’une collectivité dans son environnement naturel, humain et institutionnel.
Il exposera également quelques-uns de ses travaux en cours sur ce même territoire.

 

Mercredi 10 mai 2017

« Antoinette SALVAN de SALIES correspondante privilégiée du Mercure Galant »

 

par Georges PROTET

Le Mercure Galant est une revue littéraire et mondaine fondée en 1672 par Donneau de Visée (1638-1710)qui parait sous la forme de petits volumes in-12 de 300 pages tous les trimestres et sous forme de lettres hebdomadaires disponibles par abonnement. Echo de la Cour, des salons et de la vie mondaine, il accorde une place privilégiée à l’actualité littéraire et artistique. Le Mercure devient mensuel à partir de 1677. La Viguière d’Albi, Antoinette Salvan de Saliès figure, un temps, parmi les correspondants les plus réguliers de la revue. Cette causerie revient sur ses plus intéressantes parutions de l’illustre albigeoise.

Samedi 17 juin 2017

Sortie à Sauveterre-de-Rouergue

 

Mercredi 13 septembre 2017

« Du "mazatge" au domaine, les métamorphoses de l’agriculture en Lauragais (XVe-XXe). L’exemple
d’En-Fabre (Blan – Tarn) » 

par Martine LANGUILLON

Du plan terrier de 1477 au remembrement des années 60-70, le Lauragais a traversé bien des étapes dans
la conquête de ses campagnes. Cette terre au nom évocateur (« terrefort »), n’a accepté de dévoiler sa
richesse et partager cette aventure que par le respect de sa vie et des nécessités de ses besoins par le
paysan. De la culture vivrière initiale à l’agriculture du grenier à blé du Languedoc, cinq siècles d’évolution
sociale, culturelle, technologique, réglementaire furent nécessaires.


Dimanche 8 octobre 2017

Journée foraine à Castres dans le cadre
du congrès de la Fédération historique de Midi-Pyrénées


Mercredi 8 novembre 2017

« La Justice militaire et les Fusillés pendant la Guerre de 1914-1918»

par Michel DICHARD

Dans la mémoire collective des Français, l’année 1917 est celle de l’échec de l’offensive du Chemin des
Dames et de la crise des mutineries qui secoua l’Armée. Après avoir évoqué le sort malheureux de trois
soldats tarnais, on essayera de dresser un portrait – type des fusillés de 1914-1918. On montrera ensuite
l’évolution de la justice militaire, beaucoup plus sévère, voire expéditive, au début du conflit. Enfin on
s’interrogera sur le fameux devoir de mémoire concernant ceux qu’on appelle aujourd’hui « les fusillés pour
l’exemple ».

 

Mercredi 13 décembre 2017


« Auguste Cannac, compagnon de Jean Jaurès »

par Max ASSIÉ

Au même titre que Marius et Louis Fieu pour Carmaux, Auguste Cannac était un des bras droits de Jean
Jaurès dans le Ségala, notamment lors de ses campagnes électorales. Né en 1859, Auguste Cannac était clerc
de notaire puis huissier de justice à Pampelonne. Il fut, dans le canton de Pampelonne, un des pionniers du
Parti Socialiste, puis devient secrétaire de la section locale SFIO et responsable des socialistes du canton.
C’était l’homme à tout faire de Jaurès dans le canton de Pampelonne, y compris pour organiser les troupes
jaurésiennes contre celles du marquis de Solages, lors des élections législatives. Il l’accompagnait dans ses
multiples déplacements dans les communes du canton, à la rencontre des populations rurales, tant pour les
réunions publiques que pour les foires. Compagnon fidèle de Jean Jaurès, uni au tribun par des liens de
profonde amitié, Auguste Cannac a entretenu une correspondance avec lui. Il fut également maire de
Pampelonne et conseiller général. Sa petite fille Marceline Cannac et son arrière-petit-fils, Bernard Cannac
ont été à l’origine d’une importante donation (correspondance de Cannac avec Jaurès, journaux, livres,
documents SFIO, lithographie, etc.) qui a donné naissance, en 2014, à l’Espace Jaurès de Pampelonne.

Séances publiques aux Archives départementales à partir de 17 heures